Historique

Chassées depuis le Moyen-âge, les baleines sont toujours chassées malgré une interdiction internationale promulguée officiellement en 1986, grâce à deux exceptions : la chasse aborigène et la chasse scientifique.

Dès le 9e siècle, on chassait la baleine dans la Mer du Nord et au 12e siècle dans le Golfe de Gascogne. Il fallut attendre le 16e siècle pour que les chasseurs arrivent en Amérique du Nord pour faire face au déclin de baleines franches en Europe.

Deux évènements majeurs ont marqué la chasse à la baleine :

•  En 1864, l’invention du harpon tiré par un canon, explosant dans le corps de la baleine.

•  Dans les années 1920, apparition des bateaux-usines, permettant de dépecer l’animal en mer.


Scène de chasse à la baleine, XIXe  siècle
Source : Wikipédia

La pratique de la chasse à la baleine a connu un essor notable avec la mise en œuvre de moyens industriels considérables (en particulier les flottes de navires baleiniers provenant d’Europe et de Russie) au XIXe siècle.

La guerre russo-japonaise, à cheval entre le XIXe et le XXe siècle, avait, par exemple, pour enjeu central l’accès aux ressources baleinières de la mer du Japon et d’une partie du Pacifique Nord-Ouest.

Après la disparition totale de certaines espèces de baleines, la commission baleinière internationale (CBI) est instituée en 1946. La chasse de certaines espèces est interdite (baleines franches, baleines grises) et quelques nations renoncent complètement à la chasse (Royaume-Uni, Espagne, Pays-Bas, France).

Aujourd’hui, il existe encore 2 permis de chasser la baleine :

•  La chasse scientifique : elle vise en général à estimer certains paramètres biologiques des espèces étudiées et leurs rôles dans l’écosystème ou encore à mieux comprendre leur écologie alimentaire. Depuis 2003, seuls le Japon et l’Islande ont des programmes de chasse scientifique, qui couvrent en réalité une véritable chasse commerciale.

•  La chasse de subsistance  : Elle ne peut être entreprise que par des natifs de tribus où la chasse est ancestrale et traditionnelle, à connotation fortement culturelle (les autochtones). Les moyens de chasse doivent aussi être traditionnels. La viande et les produits de la baleine ne peuvent être consommés qu’au sein de la communauté locale. La chasse doit être non destructrice pour l’espèce et les baleines d’espèces en voie d’extinction ne peuvent être abattues. Certains pays, comme le Danemark (Groenland), la Russie, les États-Unis et les îles Saint-Vincent-et-Grenadines des Caraïbes chassent sous des permis et des quotas de subsistance octroyés par la CBI. D’autres pays, non-membres de la CBI, le font selon leurs propres règles. C’est le cas du Canada, de Féroé, de la Dominique et Sainte-Lucie dans les Caraïbes, de l’Indonésie et des Philippines.

Capitaine de chasse à la baleine - Illustration : Frédéric Back - S96-26584
Image : Un capitaine amérindien de chasse à la baleine de l’Alaska tient une amulette
que l’on suspendait au bateau et qui devait, par magie, attirer les baleines.
Illustration de Frédéric Back, Société du Musée Canadien des Civilisations www.civilisations.ca

Liste des pays effectuant la chasse en 2005 :

Japon, Islande, Norvège, Danemark (Groenland, Féroé), Russie, États-Unis (Alaska), Saint-Vincent-et-Grenadines, Canada, Indonésie et Philippines.

Sanctuaires

Deux sanctuaires permanents se combinent pour protéger à long terme les baleines de l’hémisphère Sud. Il s’agit des sanctuaires contigus de l’Océan Indien et de l’Antarctique, qui à eux deux couvrent un tiers des océans du globe.